Une journée de pêche sur la rivière du chateau
le 17 mai 2006 (automne austral)
Avant propos : Tout d’abord, un grand merci aux hivernants de Port aux français, Alex et Mike qui nous ont accompagné, conseillé, et nous ont préparé des délicieux filets de truite au feu de bois pour le casse croûte de midi. Une brève escale du navire australien sur lequel je me trouvais, nous à permis à moi, ainsi qu’une dizaine d’australiens d’avoir la chance de découvrir la pêche de la truite de mer sur la rivière du château. |
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Début de la marche vers la rivière du chateau |
Aprés un bref trajet en voiture depuis la base de Port aux français, l'état de la piste nous a contraint de poursuivre à pied pendant plus d'une demi heure.
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Arrivée sur les berges de la rivière du château, nous avons pu constater rapidement que les conditions de pêche n'étaient guère favorables ce qui bien sur n’a pas découragé les pêcheurs les plus acharnés. Avec une température de 4°, de la glace recouvrant la plus grande partie de la rivière, et un niveau d’eau bien faible, la pêche ne s’annonçait pas sous les meilleurs hospices. |
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Prospection d'une fosse épargnée par la glace, non loin de l'estuaire. |
Wading dans la glace pour approcher la fosse centrale. |
Cuillère sur la glace. |
Scotty en wading dans la glace.
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Si certains de nous avaient pris la précaution de s'équiper de tenues étanches leur permettant de s'approcher des fosses profondes du centre de la rivière, les autres ont du se contenter de rester sur la berge. Par contre, un de nos guides, Mike (hivernant à Kerguelen) n'a pas hésité lui, à faire du wading sans wader, à la grande surprise des australiens qui en sont restés très impressionnés (ils sont fous ces français). Il a sans doute été bien inspiré, puisque c'est le seul avec Jimmy à avoir pris un beau poisson. Le faible niveau d'eau dans la rivière (Kerguelen connaissait une sècheresse sans équivalent depuis une trentaine d'années), ajouté à la glace couvrant une bonne partie de la rivière, n'ont pas concourus à nous offrir de nombreux poissons comme cela pourrait être le cas par conditions normales. Vers la fin de matinée, le vent fort et glacial qui se lève chaque jour a eu raison des pêcheurs les moins acharnés. |
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Jimmy avec la première truite de la journée. |
Jimmy et sa truite de mer de 66 cm. |
Mike, l'un de nos guides, avec la seconde truite (dans l'eau sans waders). |
La truite de Mike. |
Ainsi, avant midi les rangs étaient déjà bien clairsemés, nous n’étions plus alors que 6. Le petit groupe des pêcheurs les plus acharnés a donc poursuivit ses activités en remontant le cours de la rivière, jusqu'a une petite cabane, dont l'abri plus que sommaire a quand même permis d'allumer un feu. Nos guides qui avaient planifié le repas du midi à cet endroit, se sont occupés de tout, allumage du feu, préparation du poisson et des pierres qui posées sur les braises ont constituées un excellent support de cuisson. Pour réconforter les pêcheurs, ils avaient même prévu une bouteille de Pineau des Charentes vraiment appréciée des australiens, elle s'est d'ailleurs rapidement évaporée. |
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Le repas de midi, filets de truite de mer grillés. |
L'équipe franco-australienne en pleine dégustation. |
La pêche à mouche: Etant le seul à utiliser cette technique, surement pas la plus adaptée avec les conditions de pêche du moment, j'ai surement fait preuve d'un entêtement responsable de ma quasi bredouille. Malgré tout, j'ai pris un grand plaisir à promener mes mouches à saumon dans les pools de la rivière du château, même si ces dernières ne pêchaient surement pas aussi creux que les cuillères utilisées par les autres. En milieu d'après midi, un peu avant de terminer notre partie de pêche, j'aurais quand même eu l'occasion d'égaler ou dépasser les résultats des autres pêcheurs. Alors qu'Alex et moi remontions la rivière, les autres étant déjà sur le chemin du retour, la présence d'un groupe de mouettes survolant un endroit précis de la rivière éveilla mon attention, je décidais donc de tenter ma chance sur ce secteur. |
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Après moins d'une dizaine de lancers, ma mouche à saumon sur hameçon double a été interceptée. Pas de manière violente ou brutale, mais une truite de mer d'environ 60 à 70 cm se débattait lourdement et quasiment sur place, me donnant ainsi l'occasion de l'admirer jusqu'à ce que malheureusement elle se décroche. Quelques mètres plus bas, sa grande soeur est elle aussi venue se piquer sur ma mouche, ce poisson nettement plus lourd m'a laissé penser tout d'abord que j'avais croché le fond. La montée en surface, à quelques mètres de moi de cette magnifique truite d'environ 80 cm, m'aura laissée une forte impression jusqu'à ce que, comme la précédente elle se décroche.En examinant ma mouche, je m'apercevrais que l'hameçon pourtant d'un aspect robuste était ouvert. Je pense que la qualité douteuse de ce dernier en est vraisemblablement la cause. Avant de quitter la rivière pour rejoindre la base, un dernier beau poisson viendra furtivement donner un coup de gueule sur une grosse mouche montée sur hameçon simple. C'est sur cette mouche que j'attraperai ma seule et unique truite de Kerguelen, une petite fario très colorée d'environ 20 cm, qui bien sur a rejoint son élément. Ce rassemblement de truites dans un secteur limité, était assurément l'emplacement d'une frayère. Bien qu'il ne soit pas dans l'éthique de la pêche de prendre les poissons pendant leur reproduction, nos guides nous ont assuré que les frayères s'étendaient de l'estuaire à la partie amont de la rivière du chäteau. |
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Le pool survolé par les mouettes. |
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