RSA flag  Voyage en Afrique du sud

Provinces du Kwazulu-natal et du Mpumalanga (partie nord-est du pays), du 7 au 21 Octobre 2004.

Avant propos : -

Dans un pays aussi immense, le plus dur est de choisir les endroits que l’on va visiter sans trop s’éparpiller et de satisfaire tous les participants du voyage.

A notre arrivée à l’aéroport de Johannesburg ce jeudi 7 octobre 2004 vers 9 h locales en provenance de la Réunion (4h30 de vol et 2 heures de décalage horaire), nous avons déjà presque 6 mois de préparatifs, recherches etc … derrière nous et il ne nous reste plus qu’à récupérer nos vouchers, cartes routières et adresses des hébergements auprès d’un guide francophone venu nous accueillir.
Cette prestation est  incluse dans le tarif de l’agence de voyage qui a réservé pour nous tous nos hébergements suivant un devis personnalisé que nous avons fait établir d’après nos propres idées et aussi des conseils  bons et moins bons que l’on nous avaient donnés.
Comme nous voyageons avec nos filles de 9 et 12 ans, nous avons fait en sorte que les distances entre deux lieux d’hébergement ne dépassent pas 350 km au maximum.
Une fois le circuit choisi (nous ne quitterons quasiment pas la province du KWAZULU NATAL), nous avons opté pour les réservations des nuitées à l’avance. Ce ne sont pas les hôtels qui manquent et nous aurions certainement pu dépenser moins, mais ainsi, nous étions sûrs d’avoir à chaque fois soit une chambre familiale ou un lodge ou cottage pour nous quatre et nous n’avions pas à  penser à trouver un téléphone pour essayer de réserver une chambre pour le soir en pleine visite d’une réserve par exemple. De plus, tout était payé d’avance donc moins de dépenses à prévoir sur place.
 


Southern Drakensberg - province du Kwazulu-natal

Après avoir récupéré la voiture de location (louée par nos soins sur Internet) à l’aéroport, nous prenons la RN 24 puis la N3 en direction de Durban – Harrismith – Bergville. Notre destination étant le Royal Natal National Park.

Nous traversons la province du Gauteng au paysage pelé, desséché, où l’on aperçoit de nombreux brûlis en cours et nous nous étonnons qu’en cette fin de printemps l’on n’aperçoive pratiquement aucune culture dans les immenses champs à perte de vue.

route johanesburg

 

En cours de route, nous faisons une pause dans une station service, seul endroit ou l’on peut se restaurer et aller au petit coin, sur des kilomètres et des kilomètres à la ronde.
Après avoir parcouru 360 km, nous arrivons en fin d’après midi dans le Parc, au Thendele restcamp, non sans mal, car si les routes en Afrique du Sud sont très bonnes, les panneaux de signalisation ne sont pas très nombreux et n’apparaissent souvent qu’au dernier moment.

Il fait beau avec un vent fort mais très chaud.
Nous récupérons les clés de notre chalet (très bien équipé) et faisons quelques courses pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain dans la boutique du camp bien achalandée car il n’y a pas de restaurant dans le camp et nous n’avons plus du tout envie de reprendre la voiture.

Les paysages sont magnifiques.
Nous rencontrons ici les premiers animaux sauvages, des babouins qui se promènent tout autour de nous et qu’il ne faut surtout pas nourrir et approcher de trop près.

  

    Le royal natal national park.


Après nos courses, nous faisons une promenade sur un sentier bordé d’herbes hautes en direction de Tiger Falls mais la nuit tombe vite et au retour je découvre déjà une tique sur le cou de Clémentine, sans conséquence heureusement.
 Nous reprenons la route le lendemain matin, dans la brume et la fraîcheur en croisant un nombre impressionnant de gens montant à pied du village vers le camp. Le personnel très certainement.
Tout le long de la route de nombreux enfants en uniformes se dirigent également à pied vers l’école et nous font signe de la main.

 

Ce vendredi 8 octobre  : , nous nous dirigeons vers Underberg dans le Drakensberg du Sud, province du KwaZulu Natal, où nous avons réservé 4 nuits dans un lodge familial (choisi par Yvon) au bord d’un lac à 1600 m d’altitude, dans la « Giants Cup Wilderness reserve », chez Caroline et Wolf AVNI.
Le temps est couvert, froid, et la pluie intermittente, les paysages montagneux bien verts et boisés.
En chemin, nous faisons des courses pour les jours à venir dans un supermarché à Escourt,  pas très rassurés tout de même, car nous nous faisons accoster par des personnes nous demandant de l’argent et il y a beaucoup de gens désoeuvrés un peu partout dans la rue, sur les trottoirs…
En fait, il y avait également un petit supermarché à Underberg, où nous aurions trouvé tout le nécessaire.
A notre arrivée vers 14h, après 330 km de route, il pleut et fait froid (moins de 10°) et il y a de la neige sur les sommets alentours à 3200m d’altitude.

Nous sommes très bien accueillis et Clémentine fait très vite la connaissance des quatre chiens de la maison, un peu impressionnants mais très gentils.
Nous nous installons et allumons un bon feu de bois dans la cheminée.

Le cottage est superbe et décoré de magnifiques photos prises par le propriétaire qui est également écrivain.

Yvon prend des renseignements pour la pêche, car c’est surtout pour ça que nous sommes là.
Malheureusement, les nouvelles ne sont pas très bonnes pour lui et comme le dit Wolf : « Flyfishing is comme-ci, comme-ça », mais tout cela est détaillé dans son propre carnet de voyage.

Le lendemain matin, le soleil est au rendez-vous mais tout est givré. Nous nous promenons à pied et apercevons un ibis, un aigle pêcheur et des babouins.
 

Comme c’est fortement compromis pour la pêche, nous décidons de faire une petite randonnée à cheval (80 rand par personne pour 1h30 de balade) dans la ferme équestre « Kohtso horse trail » à 5 km de là. Mélissa, la cavalière est ravie ! Moi, un peu moins ! Finalement tout le monde s’amuse bien et les paysages sont de toute beauté !
Yvon finit l’après-midi à la pêche.
     


Dimanche  matin il fait toujours aussi frais, nous faisons une promenade en barque sur le lac et apercevons des antilopes. En fin de matinée, départ pour Underberg où nous déjeunons dans un petit restaurant très sympa, le «  lemon tree » (210 rand pour 4 pers.)
L’après-midi, promenade autour du lac, toujours en compagnie des chiens qui nous protègeront en cas de rencontre fortuite avec un cobra cracheur ou une vipère heurtante (ma plus grande inquiétude).

            


Le lendemain, lors de notre balade dans le parc national qui jouxte la propriété de Mr Avni, nous apercevons des grues cendrées, des babouins et des Elands du Cap, mais nous avons toutes les peines du monde à empêcher les chiens de nous suivre. Ils ne sont en effet pas autorisés à pénétrer dans les parcs nationaux.
L’après-midi, un orage éclate, nous en profitons pour lire au coin du feu et nous reposer tandis qu’Yvon pêchera enfin ses premières truites.

     

Mardi 12 : , départ à 7h45 en direction de la côte est à 260km de là.
Nous arrivons à 11h30 au « Moon Rising » guest house à Ballito,  à environ 50km au nord de Durban.
L’accueil par les propriétaires, un couple de retraités, est vraiment super. Ils nous donnent tout les renseignements nécessaires pour notre après-midi shopping dans un centre commercial géant mais nous déconseillent très fortement d’aller dans le centre ville de Durban.

Il faut dire que dans le coin, les maisons ressemblent toutes à des forteresses avec des murs d’enceinte et des alarmes partout lorsque les murs n’entourent pas carrément tout un lotissement !
La végétation est ici,  proche de celle de la Réunion, fleurs, palmiers, plantations de canne à sucre à perte de vue.
Le lendemain matin, nos hôtes nous préparent un petit déjeuner royal ! C’est le meilleur de tout le séjour.
 

Il y a tout ce que l’on peut imaginer pour un petit déjeuner anglo-saxon et ces personnes sont très curieuses de savoir comment les réunionnais (noirs et blancs) cohabitent. Nos réponses les étonnent beaucoup et on sent bien qu’un immense fossé sépare encore tous les sud-africains, malgré la fin de l’apartheid.

Mercredi 13 : Puis, c’est le départ pour Hluhluwe. Nous avons 350 km à parcourir.
Le paysage est vallonné et les forêts plantées d’eucalyptus succèdent aux champs de cannes.
A l’entrée du village de Hluhluwe, nous faisons un arrêt à l’office du tourisme pour trouver des infos sur les réserves et également sur notre lieu d’ hébergement en BB, où nous passerons 2 nuits. Nous en profitons également pour faire des courses et le plein.
En fait le « Kanimambo lodge » se trouve encore à 40 km de là. Nous nous installons dans l’un des dix bungalows se trouvant à une assez grande distance les uns des autres et entourant une piscine et un restaurant, le tout étant entièrement clôturé.
Nous nous rendons vite compte qu’il n’est pas très bien équipé pour le « self-catering », mais il y a tout de même, comme toujours, un barbecue.
A ce moment là, le temps est très couvert et venteux, mais il ne fait pas froid.
Après le repas, nous partons très vite en direction de Mkhuze : nous allons visiter notre première réserve.


Nous avons prévenu une responsable de l’heure approximative de notre retour, car un employé attendra au portail principal,  pour nous faire entrer.

En fait, nous nous rendons vite compte qu’il n’est pas si aisé que ça de trouver l’entrée de certaines réserves. Elles sont indiquées sur des panneaux longeant la route principale mais ensuite, c’est beaucoup moins évident. Pour cette réserve -ci, il vaut mieux se rendre jusqu’au village de Mkhuze, l’entrée se trouvant alors à 10 km de là.
A 15 h, nous commençons la visite avec un plan et quelques renseignements sur les coins où nous avons le plus de chance de trouver des animaux.    (Entrées + plan : 135R)

LE TEMPS PASSE TRES VITE.
Les portes ferment à 19h en cette saison, mais il fait déjà très sombre vers 17h45, donc pas une minute à perdre !
Nous verrons, une girafe, des zèbres, des antilopes, des singes, des hippopotames et deux rhinocéros blancs, sans compter les oiseaux.
   

A notre grande surprise, les aires de pique nique se trouvent juste à côté des points d’eau ou l’on peut voir les hippopotames de très,très, près !
Il fait déjà un peu sombre lorsque nous apercevons nos premiers rhinocéros, impressionnants, et la pluie commence à tomber.
Nous prenons donc le chemin du retour, mais le « Kanimambo lodge » est très dur à retrouver de nuit sans enseigne lumineuse.
Pendant la nuit, nous entendons des souris se promener sous le toit et le matin, le bruit des camions passant sur la nationale assez proche nous réveille de bonne heure. Ce n’est donc pas exactement la meilleure adresse qui nous puissions donner, mais nous avons tout de même la surprise de voir  des zèbres et des gazelles  passer à quelques mètres de notre bungalow à notre réveil.

  

         

Jeudi 14 : Après le petit déjeuner,  départ pour Hluhluwe où nous visitons le centre artisanal et musée « Ilana Weawer » (assez intéressant mais souvenirs un peu chers comparé aux prix pratiqués au Swaziland).
L’entrée principale de la réserve de « Hluhluwe-Umfolozi » se trouve à 17 km du village.
Il est 11 h, lorsque nous débutons la visite de ces  deux réserves immenses reliées entre elles. Nous avons payé 70R/adulte et 35R/enfant + 27R pour le plan , pas super précis d’ailleurs !
Nous nous rendons vite compte qu’en cette fin de printemps, il ne sera pas si aisé que cela d’observer des animaux dans cette savane arbustive et vallonnée à perte de vue.
Mais en 6h30 de visite nous aurons aperçu et quelquefois vu de très près 4 des « Big Five », ainsi que des antilopes différentes, des phacochères, un crocodile,  des calaos,  vautours, aigles etc.…
 Nous sommes enchantés et  Clémentine est émerveillée car la plupart du temps nous voyons des bébés avec leur mère.
Il fait très chaud et toutes les voitures ont les fenêtres ouvertes, même si ce n’est pas trop conseillé. Mais lorsque les animaux sont vraiment trop près de la voiture à l’arrêt nous mettons la climatisation en route. C’est bien pratique.
Nous déjeunons dans une aire de pique-nique  d’Umfolozi où nous sommes surpris de trouver un snack, un centre artisanal, une boutique pour acheter de l’eau etc.…
 

Retour au bungalow vers 18 heures.
Petit bain dans la piscine pour les filles, barbecue et dodo.
Nous avons hâte de recommencer cette expérience au Parc Kruger.

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Le Swaziland

 

Vendredi 15, départ à 8h15 en direction du Swaziland.

Nous avons à peine un peu plus  de 200 km à parcourir mais nous n’arriverons qu’à 11h30 à Manzini car le passage à la frontière est un peu fastidieux, les routes sont assez mauvaises dans cet état indépendant et surtout nous sommes tombés sur un os.
Juste avant Big Bend, la police locale a installé un stop « arnaque » à un croisement et simplement parce que nous n’avons pas attendu l’ordre d’avancer jusqu’au stop lorsque la voiture devant nous a démarré, nous payerons une amende de 60 Rands. Ce qui nous console c’est que tout le monde est à la même enseigne, touristes comme locaux et nous sommes loin d’être les seuls à être obligé de payer.

                

Nous traversons une plaine aride avec quelques rares arbres et cultures, du bétail et beaucoup d’ordures au bord de la route. Le contraste avec la province d’Afrique du Sud que nous venons de quitter est frappant.
Plus loin, avant d’arriver à Manzini, où nous déjeunerons,  le paysage est plus vert et plus vallonné et nous longeons une route bordée de magnifiques jacarandas en fleur.

Arrivée à 13h15 à l’hôtel « Lugogo Sun » dans l’Ezulwini Valley.
C’est un peu trop luxueux à notre goût et surtout trop grand, des cars entiers de touristes arrivent, mais le petit hôtel que nous avions choisi au départ était  déjà complet.
Nous nous reposons un peu au bord de la piscine puis partons faire un tour sur le marché artisanal  non loin de là.

C’est ici, au Swaziland,  que nous verrons les premiers moustiques. Il y en a vraiment beaucoup et même dans la chambre à  l’hôtel.

Un orage éclate, mais nous avons déjà fait le plein de souvenirs, à des prix très attractifs.
Dîner pas mauvais,  au « Quatermain’s restaurant », à quelques kilomètres de là.
     

        

Samedi 16, dernier petit tour au marché artisanal puis départ en direction du « Kruger Park » à environ 150km de là.

Re-passage fastidieux de la frontière, puis courses pour deux jours  dans un petit supermarché à 30 km de la « Malelane Gate », l’une des nombreuses entrées du Parc.
Nous logeons à l’intérieur du Parc, au « BERG EN DAL restcamp » à 10 km de l’entrée de Malelane,  dans un cottage familial très bien équipé : 6 lits, moustiquaires à toutes les fenêtres, terrasse avec barbecue.
A la réception, nous nous acquittons de nos taxes (360R au total pour une nuit à 4 pers.  Arrivée à partir de 12h – départ avant 9h le lendemain)  et récupérons notre clé.
Le camp est entièrement entouré d’une clôture électrifiée. On y trouve une supérette, un restaurant, une piscine, une laverie etc… et les prix pratiqués ne sont pas du tout excessifs.

Nous pique-niquons sur la terrasse puis les filles piquent une tête dans la piscine et vers 15h, nous sommes prêts à repartir à la « chasse ».
Il fait très chaud et les animaux sont rares. Cette partie Sud du parc est bien boisée et des brûlis sont pratiqués à pas mal d’endroits.
Pendant les 100 km parcourus cette après-midi, nous verrons tout de même un rhino, des girafes, des kudus, impalas, dik-dik, des mangoustes,  un aigle pêcheur, un serpentaire, un gabiru du Sénégal, une outarde à ventre noir, un touraco gris, un petit calao à bec noir, un marabout d’Afrique etc… et… une hyène tachetée sur le chemin du retour vers le camp,  au pas de charge, car il est 17h30 et nous avons 34 km à parcourir sur une piste où la vitesse est limitée à 40km/h. : lorsque nous arrivons avec 5 mn de retard, la porte est déjà fermée, mais pas d’amende, ouf !

Nous restons sur notre faim car la majorité des animaux sortent en fin d’après-midi lorsqu’il fait moins chaud et c’est justement l’heure ou il faut rentrer au camp et nous regrettons déjà de n’avoir pas réservé plus de nuits dans le parc car contrairement à ce que l’on nous avait dit, les filles ne se lassent pas du tout de faire des kilomètres dans la voiture, il y a tellement de choses à regarder et d’animaux à essayer de repérer.

Mais il reste encore toute la journée du lendemain…
Des amis ont bien essayé la sortie de nuit en 4X4 avec un guide, mais d’après eux, il faisait très froid (fin août) et l’on ne voit pratiquement rien puisqu’il n’y a pour seul éclairage que les phares de la voiture.
Nous décidons donc de ne pas tenter notre chance !

Par contre, ici, contrairement au Swaziland, AUCUN MOUSTIQUE EN VUE !

Dimanche 17, lever à 5h pour Yvon, Mélissa et Clémentine qui sont partis faire le tour du camp à pied. Vers 8h, après le petit déjeuner et quelques petites courses, nous quittons le camp.

                                               
Ce matin là, nous avons la chance de voir des lionnes en chasse ainsi, qu’une autre lionne et un lion couchés sous un arbuste à quelques mètres de notre voiture, génial !


lion kruger                   


Juste un peu avant la sortie du parc par la porte de Numbi, nous voyons des éléphants. Nous n’en avions aperçu, auparavant, que d’assez loin


 

Vers 15h30, il est temps de prendre la direction de la petite ville de Lydenburg (1400m d’altitude), notre prochaine étape.

Northern Drakensberg - province de Mpumalanga

Le paysage change très vite, des vergers immenses, puis des montagnes et des forêts aux arbres plantés bien rectilignes se succèdent.
A Sabie, il pleut,  mais à notre arrivée au « Manor guest house » à Lydenburg, vers 17h15, il fait juste un peu gris.
Bien fatigués, nous décidons de dîner au guest house (qui fait plus penser à un petit hôtel) en compagnie d’une touriste, étudiante américaine, Sharry, très sympa et qui parle un peu français.

 

Nous avons réservé trois nuits ici, car c’est un coin du « northern Drakensberg » très réputé pour la pêche à la mouche. Du moins, d’après les guides et les recherches effectuées sur Internet.
En fait, cette réputation s’avèrera vraiment très surfaite. Les rivières sont de minuscules ruisseaux sans aucun intérêt pour Yvon.

Déception donc et peut-être un peu de malchance aussi car de l’avis de tous ou presque, la saison des pluies est en retard cette année là !

Lundi 18, départ pour le célèbre village de mineurs restauré : « Pilgrim’s rest ».
Nouvelle déception, c’est hyper touristique, sans très grand intérêt et nous avons vite repéré des petits malins (nous étions prévenus par des amis) qui lavaient notre voiture en stationnement dans l’intention de  nous demander de payer à notre retour. 
Après le déjeuner, départ pour les « Bourke’s Luck Potholes » (entrée : 60R au total), le Canyon de la Blyde et le site des Three Rondavels, tous aussi touristiques que le site précédent,  avec de nombreux vendeurs d’artisanat partout mais sous un soleil magnifique. Les filles sont lassées et ont envie de se baigner dans la piscine du « guest house » donc retour vers 17h15 à Lydenburg et dîner en ville le soir. Les propriétaires nous conseillent de rester dans le quartier et devant le restaurant choisi, un homme nous propose de surveiller notre voiture. Pas très rassurant, tout cela !

bourkes lukes potholes   3 rondavels  3 rondavels

Mardi 19, aujourd’hui nous décidons de visiter la réserve naturelle Gustav Klingbiel, toute proche et que l’on peut découvrir en voiture ou  à pied par des circuits fléchés (entrée 10R/voiture). Nous laissons très vite la voiture près d’une aire de pique-nique car les chemins sont défoncés et conviennent plus à un 4X4.
Mais nous avons également le plus grand mal du monde à retrouver les marquages au sol du circuit pédestre qui sont effacés ou déplacés et il fait très chaud. Au bout d’une heure et demie, nous abandonnons et retournons à l’aire de pique-nique. Nous n’avons quasiment pas vu d’animaux.  

criquet

L’après-midi, nous nous reposons un peu au bord de la piscine puis nous réservons une randonnée à cheval  proposée sur un prospectus du guest house, à (soi disant)  une trentaine de kilomètres de Lydenburg.
Là c’est le bouquet : le plan d’accès est très mauvais, les indications vraiment pas précises, aucun panneau au bord de la route et les gens interrogés ne connaissent pas l’endroit, quelques uns parlent même à peine anglais.  Cette ferme est impossible à trouver. Après presque deux heures de route et de recherches, nous abandonnons donc, assez énervés. De plus, le vent s’est levé et il fait bien plus frais à présent.
Le soir, au cours du dîner, Yvon fait la connaissance de Pieter qui lui propose de l’emmener pêcher le lendemain matin à 5 h mais il ne se fait pas beaucoup d’illusions. Leur approche de la pêche est complètement différente.

Mercredi 20, avant dernier jour du voyage, nous prenons le petit-déjeuner avec Yvon, à son retour de la « pêche » vers 8 h, puis nous partons pour Dullstroom (2075m d’altitude). A notre arrivée vers 10h, nous faisons un petit tour dans les nombreuses boutiques (assez chères), mais sinon, rien d’exceptionnel ne nous retient plus longtemps !
Vers 11h45, nous prenons donc la direction de Pretoria par la N4  et faisons une halte à 125km de cette ville pour faire le plein et pique-niquer, toujours dans une de ces immenses stations- service, car il n’est guère possible de s’arrêter ailleurs et de plus nous ne tardons pas à voir fleurir de grands panneaux, au bord de la route qui traverse d’abord d’immenses plaines cultivées puis des « banlieues-guettos », nous déconseillant fortement les arrêts dans ces zones de haute criminalité !!!  
Vers 16h, nous arrivons enfin à l’hôtel Sandton Park Plaza, à Johannesburg où nous passerons la dernière nuit en chambre familiale.
Grosse galère pour trouver, malgré les cartes et plans en notre possession.
Après une pause, nous décidons de partir à pied, dans un centre commercial tout proche où nous dînerons également.  Les boutiques ferment assez tôt (18h ou 18h30).

Jeudi 21, petit déjeuner assez chaotique, il manque des tasses, des verres, des assiettes, des serviettes…
Nous partons assez vite, heureusement, car nous devons rendre la voiture avant 10h et nous avons encore 1h30 de route à faire. Mais au moins cette fois, la direction de l’aéroport est bien indiquée.
A l’arrivée le compteur affiche 3368 kms.
Nous attendons un peu avant de pouvoir enregistrer les bagages puis récupérons assez facilement, et rapidement le montant de la TVA payée sur certains achats, grâce aux tickets que nous avions conservés, mais, petite surprise, il y a 20R de commission !
Nous dépenserons nos derniers Rands dans les superbes boutiques (un peu chères tout de même) de souvenirs de l’aéroport et embarquerons au dernier moment pour la Réunion où nous arriverons à 19h40.

Toute la famille est unanime.
Nous avons beaucoup aimé toute la première partie du voyage avec les visites des réserves,  mais nous avons été déçus par les 3 derniers jours dans la province du Mpumalanga et nous  avions imaginé des paysages plus « africains ».