Afrique du sud - Provinces du Kwazulu-natal et du Mpumalanga (Octobre 2004)
BIENTOT DISPONIBLE, en construction
Pour consulter le carnet de voyage complet, détails pratiques, les parcs Kruger/Umfolosi/hluhluwe .......suivez le lien (clic sur la photo)
LA PECHEAvant propos : - Le but du séjour n'était pas la pêche, mais j'ai orienté un peu les étapes de manière à découvrir les rivières les plus intéressantes.
Autant le dire tout de suite, j'ai été désagréablement surpris entre ce que je m'imaginais découvrir (après consultation de divers site web) et la physionomie réelle des cours d'eau, qu'ils soient dans le "southern (Kwazulu natal) ou le northern Drakensberg (Mpumalanga)".
La rivière la plus puissante que j'ai pu pêcher (Umzimkulu river) me semblait d'un débit ridicule par rapport à la plus petite des Nives. Pour les autres cours d'eau, je pense que peu de pêcheurs français se seraient seulement donné la peine de déballer leur matériel. A noter tout de même que la saison des pluies (chaude) était en retard pour la saison.
Southern Drakensberg - province du Kwazulu-natal
- séjour du 8 au 12 octobre à "Giants cup wilderness reserve"(lien vers le site web).
Bien que d'un prix quelque peu plus élevé que les autres hébergements du coin, je me suis décidé pour la réserve de "Giants cup". Après de nombreuses consultations de sites web, il semble qu'il s'agisse d'un endroit unique, la rivière "umzimkulwana" est l'une des rares d'Afrique du sud où les truites (fario et arc en ciel) se reproduisent naturellement. La réserve naturelle d'où provient la rivière (à quelques centaines de mètres du lac) est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
|
Lac de "Giant cup wilderness" |
Bien que pour la pêche je ne sois pas vraiment tombé à la meilleure période, je n'ai absolument pas regretté ce choix. Seuls 3 cottages très bien équipés et idéalement réparti sous les pins autour du lac sont disponibles, nous en avons vraiment gardé un souvenir inoubliable. Le site du lac et de la réserve sont vraiment à l'écart des axes de circulation, et on a l'impression d'avoir ces paysages splendides pour nous seul. Pour la pêche, que cela soit dans le lac ou la rivière, 6 cartes à la journée sont disponibles, et seule la pêche à la mouche est autorisée. Il est donc fortement recommandé de s'y prendre à l'avance pour réserver. Je
ne le savais pas avant, mais le propriétaire Mr Wolf Avni est
une figure très connue dans le monde de la pêche à
la mouche en Afrique du sud, il collabore avec plusieurs revues de pêche
à la mouche, et écrit également des ouvrages sur
ce sujet. Il n'est vraiment pas avare de conseils, et il m'a même
emmené au club des pêcheurs à la mouche d'Underberg
pour que j'obtienne une carte de pêche. Ensuite il m'a expliqué
en détail les parcours intéressant sur la rivière
"Umzimkulu". |
Le premier jour, au milieu de l'après midi je décide d'essayer sur le parcours amont de la rivière "Umzimkulwana", malgré l'avertissement de Mr Avni. Après environ 10 minutes de marche je suis à pied d'oeuvre. Malheureusement le cours d'eau que je découvre présente un niveau très bas, est d'une clarté cristalline, et s'apparente plus à de grandes flaques reliées entres elles par un filet d'eau. Malgré ma déception, je tente ma chance dans les trous les plus profonds sans toucher autre chose que des minuscules truitelles. Après une heure de pêche infructueuse, mais cependant dans un cadre naturel exceptionnel, et des rencontres avec des animaux tels qu'antilopes et oiseaux divers je retourne au cottage. Comme
me l'expliquera plus tard Wolf, la bonne période pour pêcher
la rivière c'est durant les mois d'avril et mars (l'automne
dans l'hémisphère sud) quand les poissons remontent
pour frayer et que le niveau est plus soutenu. Il m'a confirmé
qu'il est alors possible de toucher des grosses truites (jusqu'à
65 cm). |
L'Umzimkulwana river avant l'entrée dans le lac. |
Le lac de "Giant cup wilderness" |
Le deuxième jour, au lever, la température était proche de 0°. Avant que le soleil ne la fasse disparaître, la gelée blanche recouvrait la savane alentour. C'est en fin d'après midi, que je pris la barque mise à disposition, pour une partie de pêche sur le lac jusqu'à la tombée du jour. N'étant vraiment pas attiré et habitué de la pêche en lac, je mis malgré tout beaucoup d'application pour tenter d'attraper ma première truite africaine. M'étant dirigé vers les secteurs où j'avais observé les 2 seuls pêcheurs présents (des sud africains en week-end), je mis la barque au mouillage. Après avoir tenté ma chance en nymphe, je suis rapidement passé en sèche dès l'observation des premiers gobages. Malheureusement,
l'activité en surface se limitera aux derniers moments du jour,
et je raterais au ferrage un ou deux poissons. |
| Le dimanche 10 octobre au matin, Wolf n'ayant très gentiment proposé de m'accompagner au siège du club des pêcheurs à la mouche gérant la plupart des parcours du secteur, nous allons ensemble à Underberg. Sur le trajet de 11 Km longeant l'Umzimkulu river il m'explique en détails où se situent les meilleurs secteurs. Après avoir acquis la carte journalière me permettant l'accès à 2 beats d'environ 3 km chacun pour 70 rands (+/- 9 euros) nous retournons au Lodge de "GIANTS CUP". C'est vers 15 h que je débuterais une partie de pêche sur le secteur amont de l'Umzimkulu river. La météo n'est guère favorable, un vent froid et soutenu remonte la rivière. Celle ci, bien que d'un niveau visiblement bas reste cependant pêchable. Ainsi que me l'a conseillé Wolf, je progresse prudemment sur les berges, la rencontre avec un cobra cracheur ou une vipère heurtante étant un des risques de la pêche dans cette région, surtout si le reptile est surpris. Je décide de débuter en sèche avec une "king trude" N° 14, après seulement 5 minutes de dérives successives sur le premier pool rencontré, un gobage très violent me surprend et je casse au ferrage. Le poisson qui sautera ensuite à plusieurs endroits du pool avec une partie de mon bas de ligne est une jolie arc de plus d'un kilo. Dans le même pool je raterai encore 2 autres poissons, puis plus rien sur les quelques centaines de mètres vers l'amont que je prospecterai encore. Décidant de tenter à nouveau ma chance dans le premier pool, je pressent rapidement une présence près de moi. En effet, une jeune loutre vient de faire surface à quelques mètres, et un peu plus en aval sa mère est également en chasse. Jugeant plus sage de laisser ma place je me rends sur l'autre beat situé plusieurs kilomètres en aval. Comme
précédemment, le vent souffle toujours aussi fort et
en plus la rivière présente un profil nettement moins
rapide. Jusqu'à la tombée de la nuit, je pêcherais
sans conviction sur un parcours ou seul des truitelles viendront égailler
la monotonie de cette succession de grands plats alimentés
par de bien faibles courants. |
L'Umzimkulu river à environ 5 km en amont d'Underberg. |
Une arc sauvage prise en sèche au coup du soir. |
Le dernier jour, je consacrerais encore 2 heures à la pêche sur le lac, les dernières avant la nuit. Avec la barque je me rends sur l'autre côté du lac, là ou plusieurs soirs consécutifs j'ai observé un rassemblement d'hirondelles rasant la surface. En arrivant sur les lieux, et en l'absence d'activité en surface je prospecte au streamer et à la nymphe lestée avec ma puissante canne Hardy équipée d'une soie N°6. Après 3 quarts d'heure infructueux, les premiers gobages sonores me font lever l'ancre pour me positionner au mieux. Troquant la "Hardy" pour une légère "GATTI" soie N°4, je tente d'intercepter les poissons circulant dans une zone assez étendue. Avec la pénombre, les truites deviennent plus activent et s'approchent maintenant à quelques mètres du bateau. Ma "parachute adams" N°14 est prise par un poisson puissant et très nerveux qui me donne l'impression d'avoir touché une belle pièce. Quand, après de nombreux départs en force, une robuste arc en ciel de 37 cm est enfin dans la barque je ne peux que n'étonner de sa puissance. Une autre truite toute aussi puissante mais un peu plus petite viendra s'ajouter au bilan, quelques autres poissons loupés au ferrage clôtureront ce séjour dans le Kwazulu-natal. |
|
L'Umzimkulwana river aprés la sortie du lac. |
Les statistiques du mois de septembre dans la gazette locale, la déclaration des prises, gardées ou pas est obligatoire. A noter l'absence de prise en rivière en raison des niveaux très bas. |
En conclusion:Malgré une préparation assez longue, consultations de sites web, questions sur les forums, j'ai quand même été surpris par le débit des cours d'eau en cette saison. Il me semble très vraisemblable que les pêcheurs sud africains prèférent pratiquer en lac qu'en rivière, et il leur importent peu que les poissons ne soient pas sauvages.A mon avis, il s'agit d'une destination interrésante à essayer lors d'un voyage touristique, mais certainement pas un objectif "voyage de pêche".
********************************************************
Northern Drakensberg - province de Mpumalanga
- séjour du 17 au 20 octobre au "Manor guest house" à LYDENBURG, une petite ville sympa située non loin de certaines des meilleures rivières d'Afrique du sud (d'aprés les revues et sites web spécialisés).
Les niveaux des différentes rivières du coin étant tellement bas, je n'ai sorti mon matériel que parce qu' un pêcheur sud africain m'a invité à venir avec lui durant 2 heures. Pourtant, je n'ai vu nulle part ailleurs autant de panneaux indiquants des parcours de pêche à la mouche.
|
Les très sympatiques pêcheurs sud africains "Pieter" et "Reinhart" qui m'ont emmené avec eux sur la "VIED" river juste à la sortie de la ville de Lydenburg. |
La "VIED river, ou plutôt de grandes plaques d'eau entrecoupées de seuils artificiels peuplés de truites de lachés. |
|
|
|
J'ai vraiment été très déçu par toutes les rivières du secteur, que cela soit à Lydenburg ou à la Mecque de la mouche dans le Mpumalanga, le village de "Dullstroom".
Partout je n'ai vu que des cours d'eau ridiculement petits et d'un débit quasi inexistant, en France très peu de pêcheurs se donneraient seulement la peine de déballer leur matériel pour essayer.
Surtout ne vous fiez pas au guide "le petit futé" Afrique du sud (édition n°4), à la lecture de celui çi vous penserez atterir dans un paradis de la pêche à la mouche, une cruelle désillusion vous attend. Je pense que même avec de bons niveaux, les cours d'eau restent petits et peuplés de poissons de lachers. M. Wolf Avni n'avait prévenu, en m'indiquant que dans cette région les poissons sont lachés le vendredi et pris avant le lundi.
Le "fly shop" décrit comme un modèle du genre tenu par, je cite "un spécialiste que l'on vient consulter du monde entier" fait vraiment très pale figure par rapport au seul magasin de pêche de St Jean Pied de Port.